Crématorium de Nîmes fermé après un incendie : où se font les crémations avant la Toussaint

Le crématorium de Nîmes ne réalise plus aucune crémation depuis le 6 octobre 2026, après un court-circuit suivi d’un début d’incendie. À quelques jours de la Toussaint, les familles du Gard sont orientées vers les équipements voisins, notamment Alès, et aucune date de réouverture n’a encore été annoncée.

En bref
  • Crémations suspendues à Nîmes depuis le 6 octobre, après un incident électrique.
  • Les familles sont dirigées vers Alès, Beaucaire ou Saint-Martin-de-Valgalgues.
  • Cérémonies et remises d’urnes restent possibles sur le site nîmois.
  • Voitures interdites dans les cimetières de Nîmes du 29 octobre au 2 novembre à midi.

Que s’est-il passé au crématorium de Nîmes ? #

Selon France 3 Occitanie, l’établissement de la rue Max-Chabaud est fermé aux crémations depuis le 6 octobre, à la suite d’un court-circuit qui a provoqué un début d’incendie. Le jour même, une dizaine de familles ont dû être réorientées en urgence vers d’autres sites.

À lire Crématorium de Narbonne : l’appareil est livré, ouverture prévue au premier trimestre 2027

La mairie a indiqué que des expertises et des opérations de décontamination étaient en cours pour mesurer l’étendue des dégâts. Elle a précisé qu’elle communiquerait une fois les conclusions des experts connues. L’exploitant, de son côté, dit faire le maximum pour rouvrir au plus vite, sans pouvoir avancer de date.

Où se font les crémations en attendant ? #

Les crémations sont temporairement orientées vers les crématoriums voisins. La Ville cite en premier lieu celui d’Alès. Les entreprises de pompes funèbres interrogées par France 3 mentionnent aussi Beaucaire et Saint-Martin-de-Valgalgues, et assurent ne pas facturer de kilomètres supplémentaires aux familles pour ce détour.

Concrètement, c’est l’entreprise de pompes funèbres choisie par la famille qui organise le transfert du défunt et réserve le créneau dans l’autre établissement. Les délais peuvent s’allonger, car ces crématoriums absorbent désormais une partie de l’activité nîmoise en plus de la leur. Mieux vaut donc poser la question du délai dès le premier rendez-vous.

Ce qui reste possible sur place

Le site nîmois n’est pas totalement fermé. La page officielle du crématorium, géré par Crématoriums de France dans le cadre d’une délégation de service public, précise que les équipes continuent d’accueillir les familles pour les cérémonies, les remises d’urnes et le salon de convivialité.

À lire Pompes funèbres : qui possède vraiment l’agence, et ce que changent les coopératives funéraires

Une famille peut donc toujours organiser l’hommage à Nîmes, dans un lieu connu de ses proches, puis faire procéder à la crémation ailleurs. L’urne est ensuite rapportée et remise sur place. Ce découpage demande un peu plus de coordination, mais il évite à toute l’assemblée un long déplacement.

Toussaint : ce qui change dans les cimetières de Nîmes #

La fermeture tombe au pire moment, juste avant la période la plus fréquentée de l’année. La Ville a publié ses consignes sur sa page dédiée aux cimetières et au crématorium. L’accès des véhicules habituellement autorisés est interdit à l’intérieur des cimetières du jeudi 29 octobre à 8 h au lundi 2 novembre à 12 h, en raison de la forte affluence attendue.

Les horaires d’été s’appliquent jusqu’au 1er novembre inclus : les portes ouvrent de 8 h à 18 h et ferment un quart d’heure avant. À partir du 2 novembre, l’horaire d’hiver prend le relais, de 8 h à 17 h. Les personnes âgées ou à mobilité réduite ont donc intérêt à prévoir une marche plus longue depuis l’entrée, ou à se faire accompagner.

Une journée du souvenir maintenue ?

Chaque année, le crématorium organise une journée du souvenir à l’occasion de la Toussaint. Le site de l’exploitant l’annonce toujours, sans préciser si l’incident modifie son déroulement cette année. Les familles concernées peuvent appeler directement l’accueil pour le savoir.

À lire Crématorium de Rennes : une clairière pour les cérémonies et la dispersion des cendres

Comment s’organiser si un proche décède ces jours-ci ? #

Le premier réflexe reste de contacter une entreprise de pompes funèbres, qui connaît la situation et les disponibilités des sites voisins. Il est utile de lui demander d’emblée trois choses : le crématorium retenu, la date prévisible de la crémation et le lieu où se tiendra la cérémonie.

Si le défunt avait souscrit un contrat obsèques, le changement de crématorium ne change en principe rien à ses volontés. Il peut en revanche décaler le calendrier de quelques jours. Quant à la dispersion des cendres ou au dépôt de l’urne dans un cimetière nîmois, ils restent possibles une fois l’urne remise à la famille.

À plus long terme, la Ville évoque sur sa page un projet d’extension du crématorium, avec l’installation d’un troisième appareil de crémation. L’incident d’octobre rappelle à quel point un seul équipement à l’arrêt peut peser sur toute une agglomération.

Questions fréquentes #

Le crématorium de Nîmes a-t-il une date de réouverture ?

Non. Ni la mairie ni l’exploitant n’ont annoncé de date : ils attendent les conclusions des expertises lancées après l’incident du 6 octobre.

À lire Combien de temps peut-on garder une urne funéraire chez soi sans risquer d’amende ?

Le détour vers Alès coûte-t-il plus cher ?

Les pompes funèbres interrogées par France 3 disent ne pas facturer de kilomètres supplémentaires. Il est prudent de le faire confirmer par écrit sur le devis.

Peut-on encore organiser une cérémonie au crématorium de Nîmes ?

Oui. Les cérémonies, les remises d’urnes et le salon de convivialité restent ouverts. Seules les crémations sont suspendues.

Pompes Funèbres Grand Sud est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Services Funéraires